Chers Amis ambassadeurs de notre Confrérie,

 

Mon Dieu que le temps passe vite, le 8 Mai 1961 à l’initiative d’André Georges VOISIN, député, trois jeunes viticulteurs de l’époque Louis FAROU, Gatien FERRAND (hélas disparus) et votre serviteur se réunissaient dans le but de fonder enfin la Confrérie dont CHINON parlait depuis longtemps sans résultat concret.

Nous acceptions de nous lancer. Etant le plus jeune, je demandais à Monsieur VOISIN de convaincre nos parents car «je ne me voyais pas à 25 ans introniser Michel DEBRE alors premier Ministre».

Petit à petit, un groupe se forma et Monsieur BEAUVILLAIN, futur maire de CHINON, en accepta la présidence jusqu’en 76 où malgré ses efforts , il me remit « les clefs » par suite d'une santé déficiente.

Tous nos parents suivirent et avec l’aide de Fernand ROUSSE, Président du Syndicat des Vins et occupant des fonctions nationales, je réussis à convaincre les viticulteurs de transformer les caves Painctes, lieu où il pleuvait partout sur un sol en terre, en cet endroit miraculeux chargé d’histoire, de vérité, possédant la cave personnelle de François RABELAIS (qui à l’époque était propriété d’E D F) sans omettre la fameuse fontaine de la Dive Bouteille où les hommes viennent chercher la vérité.

Puis ce fut l’emprunt et la restauration des bâtiments, salle, bureaux, vestiaire, caveau et la création de la petite place (avec l’accord d’Yves DAUGE Maire) sur l’emplacement de deux garages pourris.

Quoi qu’il en soit, forte de ces certitudes et de ces suppositions qui font généralement que l’histoire se mélange à la tradition, notre Confrérie est la seule en France qui puisse légitimement se prévaloir de François RABELAIS.

Le temps a passé, je vous ferai grâce des aménagements continuels réalisés grâce à une merveilleuse entente avec le Syndicat des Vins et ses présidents successifs.

Progressivement, le renom est arrivé en intronisant les grands de ce monde, en 87 nous recevions le grand prix européen de l’art de vivre, la presse nous décernait le titre de seconde confrérie de France après les Taste-vins, véritable entreprise qui représente la BOURGOGNE.

Jamais nous n’aurions pensé réussir un tel parcours, basé sur l’amitié, la tolérance en un mot sur cet humanisme Rabelaisien qui fait tant défaut au monde d’aujourd’hui car pour savoir où l’on va, il faut savoir regarder dans son rétroviseur d’où l’on vient.

Voilà pourquoi nos chapitres qui permettent aux hommes de bonne volonté de se dégager un moment de leurs soucis quotidiens (hélas de plus en plus nombreux) et de reprendre goût à la vie, celle qui mérite d’être vécue, ont de plus en plus de succès.

N’oublions jamais qu’il vaut mieux ajouter de la vie aux années que des années à ta vie et qu’il vaut mieux consommer le vin d’ici en attendant l’au-delà.

Cette année sera donc dédiée au cinquantenaire (notre premier Chapitre a eu lieu en Septembre 62) et tous nos chapitres revêtiront un caractère particulier avec, en sus, un Chapitre spécial le Samedi 17 Novembre 2012 dédié plus spécialement à ceux qui nous applaudiront de là-haut en songeant à toute l’aide qu’ils nous ont apportée en temps voulu.

Je ne terminerai pas ces quelques mots sans vous souhaiter, à vous aux vôtres santé, bonheur et courage pour traverser cette époque très troublée dans laquelle l’humanisme Rabelaisien devient indispensable.

 

 « Seul le vin donne des leçons aux hommes, car c'est le vin que nous buvons qui nous fait ce que nous sommes « .

 


                                                               Rabelaisiennement vôtre.

                                                                                  Pierre COULY                       

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