Dernièrement, la lecture de mon journal local, la Nouvelle République, dans la rubrique dialogue de Yves MARY me donnait quelques éléments de réflexion… sur le regard de la société des vieux.
Je me sentais concerné, je suis né en 33 (une année de bon vin) il paraît donc que nos sociétés sont en train de prendre un coup de vieux à cause de l'augmentation de l'espérance de vie, de la baisse de fécondité dans le monde… c'est à voir ! De toute façon, nous sommes des vieux toniques et l'on nous retrouve sur tous les fronts (bénévolat, aide à nos familles en particulier) et notre président de la République va avoir 70 ans ! Évidemment, à ceux qui sont nés avant 39/40, comme moi, certains jeunes disent «  vous êtes rescapés des survivants »…

                    Attend un peu mon gars… ! En effet nous sommes nés avant la télévision, avant la pénicilline, les produits surgelés, les photocopies, le plastique, la vidéo, le magnétoscope, et bien sûr avant la pilule (sinon nous ne serions sûrement pas là). Nous ne connaissions pas les cartes de crédit, les radars, la bombe atomique (le 75 avait pourtant fait beaucoup de dégâts), le stylo à bille, le lave vaisselle, le congélateur, la couverture chauffante (la mariée la remplaçait avantageusement) et on n'avait pas encore marché sur la Lune. Nous nous marions avant de vivre ensemble… ! La vie en communauté se passait dans les couvents, il n'y avait pas de mari au foyer, pas de congé parental… Quant aux 35 heures…!
Nous datons d'avant l'ère des HLM et les couches « pampers »; pour nous un ordinateur était quelqu'un qui conférait un ordre ecclésiastique, une puce était un parasite, et la souris c'était pour le chat, une parabole trouvait dans la lecture de la Bible (pas sur les toits), un site était un point de vue panoramique, un joint servait à empêcher un robinet de goutter. L'herbe, c' était pour les lapins et une cassette servait à ranger les bijoux de famille, le rock se rapportait à la géologie (comme le tuffeau dans nos caves), être gai (gay) c'était faire rire.
Nous sommes issus d'une bonne souche, de bonne race robuste, quant on songe à tous les changements qui ont bouleversé le monde, et à toutes les situations que nous avons vécues et auxquelles nous nous sommes adaptés; nous sommes fiers d'avoir su sauter le fossé entre notre génération et celle d'aujourd'hui.

Grâce à Dieu, nous sommes toujours là. Alors, en conclusion,  nous sommes sans doute un bon cru.

« Trinck, à ta santé mon gars  ! Et joyeuses fêtes ! »


Paroles au fil de la vigne et recueillies au vent frivolant par Jean MERE (millésime 1933)
Grand Prieur de la Confrérie.

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