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Création :
C'est au printemps 1962 que les eaux de la Vienne ont vu paraître les costumes rouges et or de la Confrérie des Bons Entonneurs Rabelaisiens, parrainée par la Chantepleure de Vouvray. Au programme, la promotion des vins de Chinon ;mais aussi, bien au-delà, celle de la ville et de la région, ainsi que la perpétuation de l'enseignement de Rabelais.
Bureau :
Le conseil de l'Ordre ne compte pas moins de 70 dignitaires, dont la moitié sont des viticulteurs. Le comité de gestion comporte 10 personnes ; le secrétariat est assuré par une salariée, Dominique, qui travaille à la fois pour la Confrérie et pour le Syndicat des Vins.
Rituels et symboles :
Le personnage central de la Confrérie des Bons Entonneurs ne peut être que François Rabelais lui-même : n'est-il pas né à quelques kilomètres de là, à la Devinière de Lerné ? Lerné dont les fouaciers furent immortalisés par la guerre picrocholine... Médaille à l'effigie de Rabelais, référence constante à sa pensée et son humanisme, évocation de Gargantua dans le texte du diplôme… Rabelais ne figure pas chez les Bons Entonneurs comme un invité, mais comme le maître des lieux. Dès lors, la langue se devait de lui faire honneur... C'est bien ce que font les "amusements de « Gousier » ou la "noire tizane aux graines aracbiques" qui figurent à " l'escripteau des metz, pourlescheries et humerie de piots " pour le plus grand bonheur des convives incités à venir " s'esbaudir" ainsi qu'à " faire amples ripailles et abondantes beuveries ".
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